Partout dans le monde, chaque année, du 25 novembre au 10 décembre, de multiples initiatives et des voix s’élèvent pour dénoncer les violences faites aux femmes. Au Québec, nous soulignons particulièrement les 12 jours entre le 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) et le 6 décembre, date de commémoration du féminicide de masse survenu en 1989 à l’École Polytechnique et ayant couté la vie à 14 femmes en plus de blesser 13 autres personnes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes
Les chiffres officiels sont effarants, on ne sait trop par où commencer. Plus de 80 % des victimes de violence conjugale ou sexuelle sont des femmes et des filles. 66 % des victimes de violences sexuelles ont moins de 18 ans. Seulement 5 % des agressions sexuelles sont dénoncées aux autorités et à peine 3 sur 1000 conduisent à une condamnation. Une femme sur cinq rapporte avoir été victime d’agression sexuelle avant l’âge de 18 ans.

Et au Y des femmes?
Au quotidien, dans nos interactions avec les participantes, nous sommes témoins de cette triste prévalence des violences faites aux femmes. Que ce soit au sein de nos services résidentiels, parmi les consultations à la clinique d’information juridique ou encore chez les femmes participant à nos programmes d’employabilité + ou autres, les multiples visages de la violence apparaissent en filigrane.

Chaque jour, nos équipes d’intervenantes, conseillères, agentes d’animation, chargées de projet reçoivent des confidences, des dévoilements, des appels à l’aide.  Chaque jour elles accueillent, écoutent, accompagnent ou réfèrent ces personnes pour s’assurer qu’aucune ne reste sans soutien. Nous tenons à les remercier. Tout comme nous vous remercions de votre soutien pour nous aider dans cette lutte fondamentale qui est au cœur de notre mission, celle de la non-violence basée sur le genre.